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 Du jeu

Maintenant, rien n’est figé, il y a toujours du jeu, de la marge possible : un groupe qui se pense comme éternel peut en arriver à devenir attentif aux détails de son existence et développer une sensibilité à la manière dont il construit son chemin. A contrario, un groupe qui expérimente avec patience et précaution peut tomber dans du faux-semblant, du trompe-l’œil, se rigidifier et bloquer ses propres devenirs. Rien n’est donné à l’avance. Il en est de même avec cette histoire de l’arrêt. S’il ouvre des pistes inédites et reconfigure de vieux agencements en leur redonnant un peu de souffle, alors allons-y. Mais si l’arrêt n’arrête rien et ne fait, par exemple, que perpétuer sous de nouvelles formes la lourdeur d’un passé, autant chercher autre chose.

Il reste qu’à « l’arrêt » on l’aura compris, nous préférons le « mouvement » et les « mutations ». Recommencer si le chemin s’épuise, expérimenter de nouveau là où nous avons arrêté : ça sent le renfermé dans le groupe, ça fritte régulièrement, on n’a plus envie de venir, – autant de critères –, alors essayons autrement. En se disant qu’il n’y a là rien de catastrophique, que l’on peut se tromper, et que se le dire, se l’avouer et le prendre en compte constituent les meilleurs préalables pour vouloir recommencer, ni au début, ni à la fin, mais au milieu, là où la vie se meut…

>> Pour prolonger sur la question de la mutation des groupes, voir Évaluer et, sur leurs manières de cheminer, voir Programmer et Détours.

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